De la connectique simple vers la gestion intelligente des données

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L’industrie 4.0 est à notre porte, ce qui impose de revoir notre conception de la connexion. Intelligente, elle n’a plus seulement vocation à raccorder mais doit servir les besoins des marchés de demain et soutenir la transformation numérique à l’œuvre.

Avec plus de 40 milliards d’objets connectés annoncés pour 2020, et donc des flux de données en augmentation, de nouvelles problématiques de trafic, de stockage et de consommation d’énergie se font sentir. Le monde de demain sera plus électrique, plus digitalisé et plus
décentralisé : plus connecté. La connectique évoluera donc d’un simple raccordement vers un raccordement communicant.

C’est dans ce contexte que Phoenix Contact, créé en 1923, acteur majeur dans le domaine du raccordement et de l’automatisme industriel, se positionne. Avec son message « Inspiring Innovations » et un budget très important en R&D (7% de son chiffre d’affaires), Phoenix Contact accompagne ce changement digital, à travers son offre de produits et de services.

Si elle reste tournée vers les marchés industriels, Phoenix Contact a réorienté sa stratégie de développement vers les métiers d’infrastructures. L’énergie sans aucun doute, mais aussi la gestion du bâtiment tertiaire ou industriel, et l’usine connectée. Nous pouvons déjà voir certains usages qui orientent cette stratégie. Les nouveaux modes de production d’énergie : éolien, solaire, de par leur fonctionnement décentralisé et dépendant de l’environnement extérieur (conditions climatiques), vont obliger les industriels à revoir leur mode de gestion de
l’énergie via le Smart Grid, nouvel outil pour délester, connecter, répartir, stocker l’énergie.
Le bâtiment ou l’usine devra être capable d’anticiper des évolutions climatiques, des flux de personnes et d’adapter les moyens de production de chauffage, d’électricité ou d’eau en conséquence, pour s’autoréguler sans intervention humaine. « Chez Phoenix Contact, nous avons déjà commencé à mettre en œuvre des solutions de gestion d’énergie, d’usine connectée : l’industrie 4.0 est donc très concrète pour nous. Nos usines, nos bâtiments, nos processus en sont la preuve. Complètement automatisés, ils mettent en œuvre nos solutions d’automatismes et de connectique intelligente afin de s’autogérer ».

Les données, au cœur de la problématique de cybersécurité

Avec un volume d’échanges de données de plus en plus important, l’industrie 4.0 se
caractérise par un besoin de communication accru. Communiquer, c’est être ouvert pour échanger mais cela présente aussi des risques. La sécurité des données, la possibilité de rentrer dans les systèmes sont donc les nouveaux enjeux de cette transformation.
L’absence de mesure appropriée pour la sécurité peut devenir très coûteuse : perte de données, perte de savoir-faire, arrêt de production, impact sur la réputation… Il est donc important de bien protéger les réseaux afin d’empêcher toute intrusion non désirée.
L’industrie 4.0 est donc une réalité, un enjeu.
Aujourd’hui, une machine n’est plus un îlot à part. Connectée, elle est capable de communiquer bien au-delà de son seul état de Marche/Arrêt. Autant d’informations qui vont pouvoir être utilisées pour optimiser l’outil de production, mais peut-être aussi, décider de cycles de fonctionnement différents pour réagir et s’adapter à la demande du client. De ce fait, la vulnérabilité de l’outil de production existe et il doit être protégé.

Dans la gestion d’un bâtiment, les risques sont tout aussi importants, nous pouvons citer l’exemple d’un hôtel dans lequel les clés de toutes les chambres ont été remplacées par un dispositif d’ouverture et de fermeture électronique. Pour les clients, c’est un gain de confort appréciable. Jusqu’au jour où le système est piraté et qu’ils trouvent porte close… Plus qu’une évolution technologique, c’est aussi le business model tout entier qui est en train de faire sa révolution, comme en attestent Bernard Gendre et Thierry Vajsman. « Dans toutes ces évolutions, ce qui est de plus en plus demandé, c’est de l’accompagnement client. On commence en effet à toucher à des métiers pluridisciplinaires – il y a de l’intégration dans le réseau informatique client, du software, de la formation, du développement. Nous devons donc proposer, en plus de solutions techniques, de l’accompagnement projets. »

Pour ces nouvelles compétences, Phoenix Contact s’investit beaucoup dans la formation professionnelle en entreprise, mais renforce aussi ses relations avec l’éducation nationale. Phoenix Contact a développé le programme européen Edunet qui encourage, facilite les échanges, la collaboration entre les universités et finance les projets les plus innovants. Ces évolutions technologiques ouvrent un nouveau champ des possibles, s’accompagnent de nouvelles problématiques, qui appellent de nouvelles compétences et contribuent à créer de nouveaux métiers.

 

Article paru dans Informations Entreprise N°168, Avril, Mai, Juin 2018.

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