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Ils sont déjà plus de 350 !

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Chez Phoenix Contact, nous sommes toujours à la recherche de nouvelles façons de nous améliorer. Que ce soit sur notre site ou dans nos documentations techniques.

Nous avons donc préparé un rapide sondage pour vous donner la parole sur notre marque, nos produits et notre site web.

Plus de 350 personnes ont déjà pris la parole, mais nous sommes au regret de ne pas vous compter parmi eux…

Nous vous remercions d’avance de prendre ces quelques minutes pour nous aider à vous fournir une meilleure expérience !

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Une nouvelle ère

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Avec la ligne directrice de la All Electric Society, Phoenix Contact décrit son orientation stratégique pour la prochaine décennie. Roland Bent, CTO et membre de la direction de Phoenix Contact, explique combien ces trois mots résonnent bien plus qu’un simple slogan.

All Electric Society
… l’image futuriste d’un monde qui vaut la peine d’être vécu. La solution est une révolution énergétique durable, rendue possible par la conversion de nos systèmes énergétiques en énergie électrique provenant de sources renouvelables. … Dans ce monde, il y a suffisamment d’énergie disponible pour la croissance et la prospérité mondiales.

M. Bent, une entreprise entièrement électrique – qu’est-ce qui se cache derrière cette vision et pourquoi en avoir fait la ligne directrice des dix prochaines années de Phoenix Contact ?
Bent : la All Electric Society décrit un avenir dans lequel l’énergie électrique produite de manière régénérative, en tant que forme d’énergie primaire, est disponible dans le monde entier en quantité suffisante et de manière totalement économique.
Plusieurs raisons nous ont poussés à faire de cette vision notre ligne directrice. D’une part, bien sûr, littéralement une nouvelle décennie qui vient de commencer. Et pas seulement sur le calendrier mais aussi avec une nouvelle équipe de direction, une nouvelle direction. Et dans la première moitié de cette décennie, en 2023, Phoenix Contact fêtera ses 100 ans.
Mais ce ne sont là que des conditions de base opportunes. Plus importants à nos yeux étaient les changements technologiques et sociaux concrets auxquels nous sommes confrontés tous ensemble.
Comment se caractérisera notre entreprise dans les prochaines décennies ? Quels sont nos idéaux ? Quelles sont les impulsions venues de l’extérieur que nous prenons en compte et comment celles-ci influencent-elles nos actions ?


Quelles sont les impulsions qui conduisent à la ligne directrice de la All Electric Society ?
Bent : le dioxyde de carbone, l’utilisation de combustibles fossiles, le changement climatique – la pertinence de ce défi mondial ne peut plus être ignorée. C’est la façon dont nous y ferons face qui caractérisera l’humanité entière mais aussi nous même en tant qu’entreprise. La tendance est claire depuis longtemps mais maintenant des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique doivent être intégrées dans nos activités commerciales.
Le changement climatique marquera notre époque. Il s’agit d’un engagement mondial, qui se manifeste dans la Convention de Paris sur le changement climatique. Et cela s’exprime depuis longtemps en termes économiques, au plus tard depuis l’engagement de Larry Fink, le patron de BlackRock, l’un des plus grands investisseurs financiers, qui avec son énorme fonds n’investira plus que dans des technologies durables. Cette attitude entraîne des changements spectaculaires.


Que signifie exactement la All Electric Society ?
Bent : la question de la croissance de la population mondiale est liée à la question de savoir comment disposer d’une énergie propre en quantité suffisante. D’ici 2050, nous prévoyons une augmentation de la demande mondiale en énergie de 50 %. En sachant qu’aujourd’hui déjà 850 millions de personnes n’ont aucun accès à l’électricité, sous quelque forme que ce soit. Les besoins en énergie vont augmenter de façon spectaculaire. Et la solution à ce dilemme ne peut résider dans le seul renoncement, c’est-à-dire dans la réalisation d’économies d’énergie. Elle doit et ne peut se faire que sur le plan technologique, uniquement avec de nouvelles innovations.
Nous entrons maintenant en jeu en tant que leader technologique car la technologie n’est pas le problème mais fera partie de la solution. La numérisation est l’une des clés pour résoudre les problèmes. Nous en sommes fermement convaincus.


Uniquement la numérisation ?
Phoenix Contact se considère comme la « Digital Industrial Company ». Mais nos technologies « analogiques » ne sont-elles pas également
indispensables à la All Electric Society ?

Bent : La All Electric Society se base sur une électrification, une mise en réseau et une automatisation complètes. Toutes les compétences de base de notre entreprise qui reposent sur notre ADN de la technologie de connexion, de l’électronique, en bref de la connectivité. Bien sûr, celles-ci continueront de constituer notre base, c’est certain. Mais en combinaison avec notre expertise toujours croissante en matière de numérisation, ont obtient ainsi un outil puissant pour résoudre les tâches qui nous attendent.
Un exemple de notre production actuelle : nous numérisons les armoires électriques au tout début de leur création et travaillons avec un jumeau numérique. Nous simplifions ainsi considérablement les processus pour nos clients, de la planification à l’assemblage. De cette manière, les connaissances et les produits du monde analogique, c’est-à-dire la technologie très classique des blocs de jonction, s’allient à la technologie numérique pour créer de toutes nouvelles possibilités.

Dans quelle mesure l’engagement envers la All Electric Society est-il sensible en ce qui concerne la neutralité politique envers laquelle Phoenix Contact s’engage en réalité ?
N’est-il pas inhabituel pour notre entreprise d’adopter une telle position sociopolitique alors que les populistes nient avec véhémence le changement climatique ?
Bent : tout d’abord, nous suivons les faits scientifiques et non les opinions politiques. Nous n’allons pas commencer à nous comporter en missionnaires. Nous nous adaptons aux faits et ceux-ci ont été adoptés au plus tard avec la signature par 185 états de la Convention de Paris sur le changement climatique. En bref : la protection du climat est la nouvelle forme de normalité.
Le changement climatique et la nécessité de le combattre sont un fait qui se traduit par des mesures politiques et économiques dans le monde entier. Nous devons décarboniser notre économie.
Il est vrai qu’il s’agit d’un point de vue que nous partageons et que nous défendons. La recherche d’énergie continuera d’être une tâche centrale pour la population mondiale à l’avenir.
Pourtant, l’énergie propre, c’est-à-dire l’énergie provenant de sources renouvelables, est encore une denrée rare. Mais la situation évolue à pas de géant. Et il est un fait que cette demande sera irrépressible et deviendra l’un des principaux moteurs économiques.

Quelles seront ici les technologies décisives ?
Bent : le point de départ est l’énergie solaire qui, sous forme de rayonnement, de vent et d’eau, sera le moteur de la All Electric Society car elle peut être utilisée pour produire et utiliser des quantités presque illimitées d’énergie électrique. Cependant, pour que la production fluctuante d’énergie provenant de ressources naturelles soit disponible en permanence, nous devons avoir la possibilité de stocker l’énergie produite et de la transporter sur de longues distances. Power-to-X joue ici un rôle central, c’est-à-dire la conversion de l’énergie électrique en vecteurs énergétiques gazeux ou liquides tels que l’hydrogène. Cela sera un facteur central sur la voie de la All Electric Society.
L’objectif sera de rendre les énergies régénératives encore plus rentables. Cependant, on peut déjà constater aujourd’hui qu’un kilowatt-heure produit à l’aide de l’énergie solaire peut représenter environ quatre à cinq centimes, donc dans le même ordre de grandeur que dans le cas d’une production basée sur le charbon. À cela s’ajoute en revanche le fait qu’une tonne de CO2 cause des dommages d’environ 180 euros. Cela correspond à peu près à un supplément de 15 centimes/kWh pour l’électricité produite à partir du charbon. Ce supplément n’est pas encore inclus dans les coûts de production car ils sont supportés par la communauté.
Mais nous devons rendre les énergies régénératives encore plus rentables et les utiliser plus efficacement. Des économies d’échelle sont nécessaires pour réduire les coûts. Cela ne peut être réalisé que par une approche globale allant de la production à la consommation d’énergie, par le couplage sectoriel.

Qu’est-ce que ce terme signifie ?
Bent : si nous voulons mettre en œuvre les énergies renouvelables de manière économique, nous devons améliorer l’efficacité énergétique tout au long de la chaîne de valeur, c’est-à-dire de la production, du transport et de la fourniture à la consommation, et ce dans tous les domaines de la vie et de l’économie qui produisent et consomment de l’énergie.
Jusqu’à présent, ces différents domaines, les secteurs, étaient considérés séparément. Mais lorsque nous électrifions les secteurs, les mettons en réseau et les automatisons de manière globale, nous parlons alors de couplage sectoriel. Il s’agit ici, comme nous l’avons déjà mentionné, des compétences de base de Phoenix Contact et c’est là que nous excellons du point de vue technologique.
Nous définissons donc notre tâche active comme « Empowering the All Electric Society », c’est-à-dire rendre possible cette vision de l’avenir.
Nous ne construisons pas d’installations solaires, nous ne possédons pas de réseaux électriques, d’accumulateurs d’énergie ou d’installations Powerto-
X. Avec nos produits et solutions, nous aimerions permettre à nos clients de mettre des secteurs en réseau de manière électrique et informatique afin de garantir un contrôle intelligent de l’ensemble de la chaîne.

Comment intégrer nos clients des industries de transformation et des industries chimiques ainsi que l’extraction de matières premières des industries classiques dans la vision de la All Electric Society ?
Bent : nous devons rendre ces industries également plus « intelligentes », ce que nous faisons depuis longtemps. Les produits pétro-chimiques classiques continueront d’être indispensables pendant longtemps, même dans le domaine de la technologie d’entraînement. Il est encore impossible de se passer du pétrole, du charbon et du gaz. Mais nous contribuons déjà de manière significative à ce que ces précieuses matières premières puissent être utilisées plus efficacement. Ce qui est aussi important pour l’industrie que pour l’environnement.
Et nos partenaires issus de ces industries sont eux-mêmes actifs et impliqués dans de nouveaux domaines ; il suffit de penser au développement de la technologie de l’hydrogène ou de la technologie de stockage des batteries. Nous empruntons donc de nouvelles voies avec nos clients.
À l’avenir, nous identifierons de plus en plus de domaines dans lesquels nous renforcerons notre rôle et nos efforts. Et il y aura des domaines où nous ne voyons pas d’avenir et où nous réduirons notre engagement.


Lorsque l’énergie sera disponible en quantité suffisante et que sa production sera totalement rentable, la question de l’efficacité énergétique ne perdra-t-elle pas à nouveau sa raison d’être ?
Bent : (souriant) il faudra encore un certain temps avant d’en arriver là. Et c’est précisément l’efficacité énergétique qui est un sujet avec lequel nous pouvons aujourd’hui apporter une contribution significative à la conservation des ressources et à la mise en oeuvre de la All Electric Society. Et cela restera le cas et continuera à établir des normes technologiques à l’avenir.
Mais oui, lorsque la All Electric Society sera devenue réalité, la consommation d’énergie n’aura « Pour nous, la numérisation est un moyen d’arriver à une fin, un outil. Elle n’est pas une fin en soi. » plus une caractéristique aussi négative. La mobilité sera alors possible sans mauvaise conscience – une idée séduisante, n’est-ce pas ?


Quelle période prévoyez-vous pour la mise en oeuvre de la All Electric Society ?
Bent : l’étude Delphi sur l’avenir des systèmes énergétiques en Allemagne, en Europe et dans le monde prévoit une étape importante vers la réalisation de cette vision d’ici 2040. Cette étude est basée sur une enquête menée auprès de 80 experts et leaders d’opinion renommés des pays en développement, émergents et industrialisés et sur leur évaluation par 350 experts internationaux.
Ce n’est plus si loin. Et cela me donne, ou plutôt nous donne, de l’espoir, tant en ce qui concerne les perspectives d’avenir de Phoenix Contact que pour nous tous.

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